Confinement : vers un sursaut de créativité ?

Parfois, les crises agissent comme des déclencheurs.

Comme bon nombre de Français, je me suis réveillée, lundi matin, un peu groggy, un peu déboussolée. J’ai erré chez moi, j’ai scrollé à l’infini sur mon téléphone. Je n’ai pas réussi à m’ôter de la tête ce mot qui était dans toutes les bouches : coronavirus (qui ne sera utilisé qu’une fois ici, promis). J’ai écumé tous les articles de presse que je trouvais sur le sujet, je me suis inquiétée – j’ai même un peu paniqué.

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Article mis en avant

Rapport à l’écriture : faire de la prose sans le savoir (ou pas)

J’ai envie de te parler de mon rapport à l’écriture et de poser cette épineuse question :

En écriture, faut-il laisser faire ? Ou vaut-il mieux (tenter de) dompter la bête ?

Autrement dit : pour toi, est-ce que l’acte d’écrire coule de source ou est-ce un douloureux chemin de croix ?

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Les émotions : allié ou ennemi de l’artiste ?

On croirait à un coup du sort : depuis que j’ai publié ce premier article, je n’arrive pas à avancer sur mon roman. Je traîne. Je repousse à plus tard. Je relis dix fois le même passage pour, au final, changer une virgule. Et moi qui te parlait d’un sursaut de créativité !

Ça va revenir, je le sais. J’ai déjà expérimenté ce phénomène plusieurs fois. La différence, c’est que je peux en parler ici – et c’est déjà une étape pour se remettre en route.

L’occasion de décortiquer avec toi ce qu’il se passe. De nous rendre compte à quel point la créativité est une petite chose fragile, et qu’il faut donc en prendre soin. Lire la suite « Les émotions : allié ou ennemi de l’artiste ? »

Je vois les mots flotter.
Là et là.
Ils sont détachés les uns des autres.
Ils ne veulent plus rien dire.
Ils ne me disent plus rien.
Ils ne disent rien.
Ne sont rien.
Rien que des mots.
Dans le vent.
Des mots vains.
Des mots-rien.
Des rots-mains.
Des romains ?
Des morts, hein.
Des hauts miens.
Haut-les-mains !
Vauriens.
Or et vin.
De l’or et du vin.
On y vient. Quoiqu’on fasse, on y revient : de l’or et du vin.

Foutus humains.

Ma langue à toi

Hier était le demain d’avant-hier
Demain sera hier pour après-demain
et sera la veille du lendemain

Ici est le là-bas de tout à l’heure
Là-bas était ici à ce moment-là

Maintenant sera bientôt l’autre jour
Puis seulement un jour ou un soir

Je pour toi est un autre
Toi pour moi est une autre
Alors que pour toi c’est je
Et moi je ne me sens pas autre

Si je dis qu’elle est rigide ça pourrait être elle
Ou bien seulement la chaise

Il est souple
Qui ? Le contrôleur ou le classeur ?
Elles sont vicieuses
Qui ? Les commères ou mes douleurs ?

Je m’y perds – Tu t’y perds, me dirais-tu

Et là se brouillent
Les frontières du langage

écrire avec
écrire avec ce corps inconfortable
écrire avec ça
écrire avec soi
écrire avec ou sans
écrire avec ce sang

Sentinelle du mois

écrire l’invisible
écrire le caché

écrire ce premier jour de règles

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