Aux poètes disparus

Dans le creux du soir, je rejoins le cercle des poètes disparus. J’aspire à cette révolution de l’instantané. Je veux ces mots, je veux cette poésie.
La poésie du partout, celle qui nous rapproche de l’indicible, de l’impossible et de l’insensé. Lire la suite « Aux poètes disparus »

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À l’aube des temps lointains
Le silence entre dans sa rouille

Le monde se lance à travers notre vide
Nous le suivons sans raison

Je suis clapotis

Le murmure de la pluie coule dans mon ruisseau
J’aimerais qu’il chante sur mon reflet

Passion assourdissante
Je te mets à l’envers de l’étang

Floc floc

Du clapotis reste le calme enchantement
Tout ce que je prends c’est la douceur
Ricochant sur mes pleurs

Floc floc

Je me mets au ruisseau
J’ai l’air d’un gazouillis
Je suis clapotis

Je me mets à penser
Là, tout en bas
À tout ce que je perds
Là, tout au bord

J’aimerais tomber la tête en bas
Au plus profond de la couleur
Tout ce que je prends de haut
M’habite à l’envers
Et bientôt ne sera plus très lourd

Le bal des traverses

À cache-cache dans le dédale de la nuit
Vers les lampions d’une liesse illégale

De biais, de travers
Par le rire et la danse
Se perdre à la rivière

Belle liaison buissonnière
Hors des sentiers
Tracés par nos abbés

Sans pluie, sans frontière, sans musette
Sous l’averse de nos rêves d’enfant

Le bal des traverses

Je cherche

Je cherche mon horizon
J’attends du ciel qu’il me donne un parapluie
Un parapluie pour délimiter le cercle de mon existence
Je mousse
J’attends le mystère
J’attends l’alchimie
Celle qui me poussera là-bas
Celle qui rassemblera tous ces morceaux d’écriture
Je suis éclatée
En morceaux

Je cherche

Pas de vagues sur la mer d’huile
Loin du tapin
Elle peut

Être
Rêver à demain

Tissé par mille

Quelques uns s’étaient égarés
Oui, sur le chemin des songes

Jamais, non
On ne sut pourquoi
Peut-être une luciole captura leurs pupilles

Il y a un je ne sais quoi qui me fascine
Ça m’obsède, ça me grise, ça hante mon chagrin

Je vis dans ce monde oublié
Rien ne peut remplacer l’émoi du silence tissé par mille

 


Inspiré de Camille Laurens, Quelques uns

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