Je vis avec
Ou je suis elle

L’envie
Oui, c’est bien elle

L’envie d’écrire
Encore elle

À l’aube des temps lointains
Le silence entre dans sa rouille

Le monde se lance à travers notre vide
Nous le suivons sans raison

Je me mets à penser
Là, tout en bas
À tout ce que je perds
Là, tout au bord

J’aimerais tomber la tête en bas
Au plus profond de la couleur
Tout ce que je prends de haut
M’habite à l’envers
Et bientôt ne sera plus très lourd

Le vent souffle mon poème
Les yeux fatigués je le regarde partir
Il est hors de moi maintenant

Il vivra maintes fois
A la lumière du regard des autres

Et un jour je regarderai cette voix qui fut mienne avec les yeux d’un étranger

Là où les nuages blancs coulent comme de l’eau
Là où la montagne abrite des arbres millénaires
Là où le thé se boit en cérémonie

Alishan

 

En fait
Ce que j’écris de mieux
C’est quand je n’essaie pas d’écrire
Mais quand j’écris

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